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Tshopo : Lutte contre l’exploitation aurifère illégale,  le CEGEN de l’UOR renforce les capacités des acteurs locaux à Banalia et Baboa

Le Centre d’Excellence en Géosciences et Environnement (CEGEN) du Domaine des Sciences et Technologies de l’Université Officielle de Ruwenzori a organisé, les 4 et 5 août 2026, un séminaire de renforcement des capacités au profit des acteurs locaux de Banalia et de Baboa de Kole, dans la province de la Tshopo. Cette activité visait à renforcer la participation des communautés à la lutte contre l’exploitation aurifère illégale.

Le séminaire s’inscrivait dans le cadre du projet intitulé « Renforcement des capacités locales pour lutter contre l’exploitation aurifère illégale des ressortissants étrangers à Banalia et Baboa de Kole (Mangi), dans la province de la Tshopo ». Ce projet est mis en œuvre par le CEGEN en partenariat avec l’organisation locale Groupe d’Études Multisectorielles pour le Développement Intégré (GEMUDI), avec l’appui financier du Resilience Fund et de Global Initiative Against Transnational Organized Crime.

Les activités ont été officiellement lancées par l’Administrateur du territoire de Banalia, M. Gilbert Akpamba Sinangwana. Dans son intervention, l’autorité territoriale a salué cette initiative. Elle a encouragé le CEGEN à poursuivre ses actions de formation en faveur des responsables et membres des organisations de la société civile, des chefs traditionnels et des représentants des communautés locales.

Durant les deux journées, le Directeur Adjoint du CEGEN et enseignant dans la filière de Géologie a l’UOR, Dr Georges Kasay, a animé les échanges qui ont principalement porté sur la réglementation minière congolaise, les mécanismes communautaires de suivi ainsi que les conséquences économiques, sociales et environnementales de l’exploitation minière illégale.

La première journée a été consacrée à la présentation du projet et de ses partenaires, suivie d’une formation sur les principales dispositions du Code minier congolais de 2018. Les participants ont notamment été sensibilisés à la différence entre un permis de recherches et un permis d’exploitation, aux conditions d’accès à une zone d’exploitation artisanale ainsi qu’aux obligations légales des opérateurs miniers.

La formation a également rappelé que l’exploitation minière artisanale en République démocratique du Congo est réservée aux personnes physiques majeures de nationalité congolaise, membres d’une coopérative minière agréée et détentrices d’une carte valide. Les participants ont aussi appris que l’utilisation d’engins lourds et de procédés industriels ne relève pas de l’exploitation minière artisanale.

Des groupes de dialogue ont ensuite été constitués afin d’aider les organisations de la société civile à élaborer des plans d’action pour le suivi des activités minières, la documentation des faits et le plaidoyer auprès des autorités compétentes.

La deuxième journée a porté sur les stratégies de sensibilisation communautaire. Des affiches et des dépliants en Français et Lingala présentant les principales règles applicables aux activités minières ont été remis aux participants.

Les échanges ont également permis de préparer des programmes radiophoniques destinés à informer un public plus large sur la législation minière et les conséquences de l’exploitation illégale.

Le CEGEN souhaite rendre opérationnelles des plateformes communautaires de suivi et de plaidoyer. Celles-ci devront faciliter la collecte d’informations, la transmission d’alertes crédibles et l’organisation d’un dialogue régulier entre les communautés, les organisations de la société civile et les autorités locales.

Les participants ont été encouragés à documenter les faits avec prudence, en indiquant notamment les lieux, les dates, les équipements utilisés, les impacts observés et, lorsque cela est possible, les références des titres miniers présentés.

Dans cette démarche, la sécurité des témoins et des membres des communautés doit toutefois demeurer prioritaire.

Avec la Cellule de Communication