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Ecole du genre UOR-UNIGOM : la préoccupation de Sikahimbula Renath au sujet de l’hygiène menstruelle des adolescentes en milieu scolaire

Les gestionnaires d’écoles et les encadrants doivent renforcer l’éducation sur l’hygiène menstruelle et construire des toilettes adéquates pour garantir la santé des jeunes filles en milieu scolaire. Cette proposition est de l’étudiante KAVIRA SIKAHIMBULA Renath de l’Ecole du Genre de l’Université de Goma en partenariat avec l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR-Butembo,  le jeudi 6 août 2026. Elle a soutenu son mémoire de Licence  en filière de Genre et Développement International.   

Résumant son travail de recherche au cours d’une interview accordée à Radio Elimu, la Voix de l’UOR, l’impétrante KAVIRA SIKAHIMBULA Renath dit avoir traité sur : « Hygiène menstruelle dans les écoles de la CBCA en ville de Beni : pratiques des acteurs et dispositifs  institutionnels ».

Elle révèle que nombreuses filles adolescentes sont souvent confrontées aux multiples défis en période des menstrues en milieu scolaire. 

Cette chercheure fait savoir que des jeunes filles sont dépourvues de l’eau potable, des latrines appropriées et  des dispositifs hygiéniques dans des institutions scolaire.

Pour l’étudiante KAVIRA SIKAHIMBULA Renath, cette situation pousse, par conséquent,  les enseignants d’expulser les élèves adolescentes en violation des normes déjà établies par l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS et le Fonds des Nations unies pour l’enfance, UNICEF.

 «Nous avons analysé les connaissances, attitudes, pratiques et dispositifs institutionnels dans les écoles de la ville de Beni, de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique. Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de filles qui connaissent des problèmes quand elles sont à l’école. Quand elles sont en période de menstruation, les filles racontent beaucoup de problèmes parce qu’elles n’ont pas accès à l’eau, car elles ont besoin de se changer. Elles n’ont pas de latrines qui soient adaptées, elles n’ont pas de protection hygiénique et les enseignants décident de les renvoyer à la maison pour qu’elles puissent aller se changer à la maison alors que ce sont les normes de l’OMS et de l’UNICEF qui stipulent que les enfants ne doivent pas rentrer à la maison. Les responsables des écoles doivent prendre les dispositions pour qu’elles puissent maintenir les élèves dans les écoles même si elles sont dans leur période de menstruation. Les élèves d’abord perdent les cours quand elles rentrent à la maison. Il y a aussi des élèves qui ne se sentent pas à l’aise quand elles sont en période mensuelle », déclare l’étudiante KAVIRA SIKAHIMBULA Renath.

Dans cette perspective, notre interlocutrice a appelé les professionnels de l’enseignement  à renforcer les connaissances des jeunes filles en âge scolaire sur le cycle et l’hygiène menstruelle.

L’étudiante KAVIRA SIKAHIMBULA Renath préconise aux gestionnaires des établissements scolaires la construction de toilettes adaptées et la disponibilité les kits d’hygiène en vue de permettre aux adolescentes de gérer la période menstruelle dans la dignité et sécurité.

« C’est pourquoi nous avons demandé aux responsables des écoles de pouvoir renforcer la sensibilisation parce que c’est un phénomène normal que les élèves doivent connaître. Et nous avons pris la cible des élèves qui sont dans les classes de cinquième année à septième année de l’éducation de base. Nous avons constaté que les élèves n’ont pas assez d’informations pour comprendre que les règles sont des situations normales. Les responsables des écoles, les enseignants ont un grand travail à faire. Ils doivent organiser les séances de sensibilisation pour que les élèves puissent gérer leur situation dans la dignité et la sécurité. Et quand il faut chaque fois faire le design pour construire les latrines, par exemple, il faut qu’ils puissent tenir compte des besoins des filles parce que les filles sont exposées à beaucoup de problèmes. Elles n’ont pas où se changer quand elles sont dans la période de règles. Elles n’ont pas de protection d’hygiène. Et nous avons donné des recommandations disant que les responsables doivent avoir des kits d’hygiène d’urgence  pour que les filles, si elles se sentent en situation de règle, puissent courir directement au bureau pour aller récupérer un cortex et pour aller se changer dans une toilette qui est vraiment propre et adaptée », recommande-t-elle.

Pour rappel,  c’est depuis une année que  l’Ecole du Genre de l’Université de Goma, UNIGOM, travaille en collaboration avec l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR Butembo afin de mettre en œuvre le programme d’études en développement en République Démocratique du Congo.  

Au total, 4 étudiants ont défendu leurs Travaux de Fin de Cycle et de Fin d’Etude le jeudi 6 août 2026 au site Rughenda de l’UOR Butembo.

Victoire Pozite