La série d’activités relatives à la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles se poursuit en beauté en ville de Butembo. Ce samedi 29 novembre 2025, l’Ecole du Genre de l’Université de Goma (UNIGOM) en collaboration avec l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR Butembo ont organisé une conférence scientifique à l’intention de la crème intellectuelle dans une des salles du Centre d’Accueil Joli Rêve.
« Migration, urbanisation et fragilisation de la situation des femmes autochtones en ville de Butembo » est la thématique principale qui a été développée au cours des échanges.
Des étudiants, des représentants du service Genre en ville de Butembo, de la société civile, des activistes dans la lutte pour l’égalité homme-femme, des femmes autochtones, des chercheurs en droit, en genre et d’autres couches sociales ont pris part à cette séance de réflexion.
Tout est parti de l’exécution de l’hymne national et du mot de bienvenue du Secrétaire Général Académique de l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR-Butembo.
D’entrée de jeu, le Professeur Jules KATSURANA, initiateur de l’Ecole du Genre, a procédé à la présentation des orateurs qui ont décortiqué le thème au centre de ce rendez-vous.
Il s’agit du Professeur Associé Elisée VISO, enseignant à l’UOR et dans plusieurs autres universités, de Reginald MASINDA, Chef de Projet au sein de l’Association Paysanne pour la Protection et la Réhabilitation des Pygmées , PREPPYG-Asbl, de Maitre Lydie KAKE de l’Organisation Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant, FJDF, Madame Rose TUOMBEANE de la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance, DYFEGOU et de l’Assistante Lydie KAWALINA, chercheuse en domaine de Genre et Environnement.
Se confiant à la presse au sortir de la salle, le Secrétaire Général Académique de l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR Butembo a indiqué que cette conférence a été l’occasion pour l’UOR et l’UNIGOM à travers l’Ecole du Genre de réfléchir sur les difficultés auxquelles les femmes autochtones sont confrontées.
Pour le Professeur Maombi MBUSA MASINDA, l’urbanisation des entités a déjà fragilisé les droits et a entraîné la perte de certaines portions de terre de cette catégorie de personnes.
Il renchérit que cette rencontre a été un temps propice pour les participants de s’engager dans la vulgarisation des droits des peuples autochtones en générale et les femmes en particulier.
« Le mobile de cette activité cadrait avec la campagne de lutte contre les violences faites aux femmes. Pendant ce temps où on est en train de parler des violences faites aux femmes, l’Ecole du Genre de l’Université de Goma et l’Université Officielle de Ruwenzori se sont penchées sur les femmes autochtones, voir comment ces femmes sont marginalisées, comment ces femmes sont fragilisées lorsque leurs droits leur sont arrachés. Alors c’est dans ce sens-là qu’une conférence a été tenue en collaboration avec l’Université de Goma et c’est spécialement avec l’Ecole du Genre pour voir comment vulgariser les droits des peuples autochtones, essentiellement les femmes autochtones et aussi les communautés locales pour que leurs droits soient garantis. Parmi les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes cette catégorie, les femmes ont vu leur terre être vendue et cet aspect les fragilise au point qu’elles deviennent des personnes sans terre alors qu’elles étaient des propriétaires. Dans certaines entités aussi, on peut prendre le groupement de Buyora qui a presque perdu toute sa terre coutumière et donc on voit comment même les femmes originaires de ce groupement n’ont plus de terre à cultiver », contextualise le Professeur Associé Maombi MBUSA MASINDA.
Des participants à la conférence scientifique tenue par l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR- Butembo en collaboration avec l’Ecole du genre de l’Université de Goma, UNIGOM ce samedi 29 novembre 2025 se disent édifiés par la thématique.
Notons qu’au cours de cette séance de réflexion, Madame Esther VULEMBERA, représentante de la Cheffe de bureau Genre famille et enfant en ville de Butembo a rappelé les objectifs de la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Pour sa part, Madame Blandine MASEMO Zaina, Directrice de l’Ecole du Genre, a présenté brièvement aux participants les objectifs et la mission de cette institution d’Enseignement Supérieur et Universitaire.
Victoire Pozite et Bertille Kapisa