Butembo : Lors de son conférence à l’UOR, le Professeur Kitakya préconise la production en RDC pour l’équilibre dans le commerce international

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La RDC doit produire pour être un acteur important dans le commerce international. En son temps, le Ministre Julien PALUKU KAHONGYA l’avait compris quand il présidait à la destinée du Ministère de l’Industrie. Ces propos ont été tenus par le Professeur PALUKU KITAKYA Anselme lundi 3 novembre 2025. C’était lors de la conférence d’inauguration de la salle Julien PALUKU KAHONGYA au site Rughenda de l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR Butembo.

Cet enseignant d’Universités a exposé sur : « Le commerce extérieur et la croissance économique. Regards sur la RDC ».

Devant la communauté universitaire de l’UOR et d’autres membres de la crème intellectuelle, il a fait entendre  que depuis des années, la RDC s’appuie sur l’économie de rente extravertie. Cette dernière est basée sur l’exploitation des ressources minières dont le traitement et la transformation se font à l’étranger faute d’un capital technologique et infrastructurel conséquent.

C’est ce qui fait que cette économie soit peu productive avec une décroissance du Produit Intérieur Brut (PIB). Faute de production locale suffisante, le pays se trouve dans une forte dépendance aux importations, enchaîne le Professeur PALUKU KITAKYA Anselme a mentionné que la moyenne annuelle entre 2015 et 2019 est de 6. 342. 264. 888 dollars américains injectés dans les importations.

Une telle somme d’argent allait aider à financer une production conséquente au pays en créant des emplois, poursuit cet enseignant d’Universités.

« Si vous ne produisez vraiment pas, évidemment en moindre coût, vous serez toujours les consommateurs des biens d’autrui. C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, quand il était à l’Industrie, il a remarqué le fait que le pays ne produit pas. La RDC n’est pas un grand producteur de biens. Des moyens que nous dépensons à l’extérieur pour importer des biens, comparé à ce que nous nous recevons de l’extérieur pour exporter nos biens, les déficits dont j’ai parlé sont très criants. Jusqu’à aujourd’hui, le solde de la balance commerciale n’est pas assez intéressant. A son arrivée au ministère, le ministre Julien Paluku a motivé un travail qui est arrivé à mettre au point ce qu’on appelle le plan de l’industrialisation de la RDC, PDI. Ce plan consiste globalement à promouvoir l’industrie nationale », explique le professeur KITAKYA.

L’orateur a assuré que la RDC dispose d’opportunités pour booster la production. Il s’agit  par exemple des ressources naturelles du sol et du sol : terres arables, flore, faune, forêts, minerais, hydrographie, hydrocarbures, climat varié et favorable, etc. ensuite, c’est le potentiel en produits agricoles variés et très prisés.

Enfin, il est question d’importants marchés intérieur et extérieur. Au regard de ces opportunités, le Ministre Julien PALUKU KAHONGYA avait aménagé les Zones Economiques Spéciales et relancé certaines unités industrielles.

Le Professeur Anselme KITAKYA conseille la production en grande quantité pour être en position d’exporter. Il a argumenté que la biscuiterie à Lubero et la savonnerie à Beni ont besoin de plus de blé et plus d’huile de parlme de qualité.

«Il y a une biscuiterie qui s’installe ici à Kihemba par Virunga SARL.  Nous allons trouver le blé où lorsque nous ne produisons pas ? Bien sûr, peut-être que cette usine va faire que nous puissions encore une fois relancer la culture du blé. Mais on risquerait d’importer du blé pour produire des biscuits par exemple. Tout comme vous avez l’exemple malheureux de la SAIBU qui s’est délocalisée de Butuhe-Muhila pour l’Ouganda parce que, simplement, on n’avait pas d’huile de palme de qualité. Il faut comprendre ça. Lorsqu’on fait la saponification, on ne prend pas n’importe quelle huile. Si la teneur en oxyde est trop élevée, eh bien cette huile-là est déclassée. Alors nous devons produire de l’huile de qualité pour la saponification. Et nous sommes très moins productifs », déplore-t-il.

En conclusion, l’exposant a persisté que l’augmentation de la production intérieure est conditionnée par la modernisation et la construction d’un réseau immense d’infrastructures de transport multimodales et des infrastructures énergétiques diversifiées et interconnectée.

Il a aussi plaidé que l’instauration de la sécurité à l’est de la RDC est un préalable majeur pour gagner le pari visé. Une séance de questions-réponses a suivi cet exposé.

Patient Akilimali