Que doit-on savoir de la Clinique juridique de l’Université Officielle de Ruwenzori, UOR Butembo ? C’est la question posée ce samedi 1er novembre 2025 au Doyen du Domaine de Sciences juridiques, politiques et administratives. Le Coordonnateur de cette clinique expose qu’il s’agit d’une structure qui renferme 3 cellules ; la cellule pédagogique, la cellule de l’observatoire des décisions de la justice et la cellule de lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire.
Le Professeur MWANAMOLO NGISE MUSONGYA amorce que la Clinique juridique s’est illustrée les jours passés dans la préparation et la présentation des procès fictifs. Mais, il n’il n’y pas que ça comme activités de cette structure. Cette clinique est une unité de recherche et d’encadrement pédagogique, présente-t-il.
«C’est un organe qu’il ne faut pas assimiler à une simple troupe théâtrale. Il s’agit bien au-delà d’un laboratoire, une véritable unité de recherche qui comporte à son sein une structure d’encadrement pédagogique des étudiants qui les accompagne à s’exercer à l’art du prétoire. C’est donc dans ce cadre-là que nous organisons au sein de cette structure de procès fictifs », éclaire-t-il.
La deuxième composante de la Clinique juridique de l’UOR, c’est celle chargée du monitoring des décisions des instances judiciaires, poursuit le Professeur MWANAMOLO.
«Une autre cellule que nous appelons la cellule de l’Observatoire de la justice, celle-ci s’occupe du monitoring dans le domaine de l’administration de la justice. Il s’agit notamment ici de mobiliser les techniques de surveillance et d’analyse de l’activité judiciaire en vue de contrôler la qualité et la performance dans ce secteur public de la justice», enchaîne cet Enseignant.

Outre la composante pédagogique et l’unité de monitoring des décisions judiciaires, la clinique juridique a déjà ajouté la cellule de lutte contre le harcèlement en milieu universitaire.
«Vous savez très bien qu’en date du 25 juin, il me semble, si je ne me trompe pas, que le réseau pour les droits de l’homme, le REDHO, a écrit une lettre ouverte au président de la conférence des chefs d’établissement pour alerter et dénoncer de cas de harcèlement sexuel en milieu universitaire. Et donc cette réalité ne nous a pas laissés indifférents et nous avons voulu apporter une réponse citoyenne dans le cadre de la clinique juridique à ce fléau et nous avons décidé de créer une nouvelle cellule au sein de la clinique juridique que nous avons dénommée la cellule de lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire. À travers cette cellule, nous allons essayer d’apporter, comme je viens de le dire, une réponse citoyenne. Nous avons donc créé cette cellule en collaboration avec les autorités académiques de l’Université officielle de Ruwenzori. Dans le premier temps, nos actions vont se limiter à l’université. Nous proposons cette approche aux autres institutions. Nous sommes engagés, nous sommes prêts à offrir l’expertise nécessaire à qui le souhaite ou à qui le sollicite. Donc, nous pouvons dire que l’assaut est ainsi lancé contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire », conclut-il.
Bref, la Clinique juridique entend être un organe qui accompagne les étudiants, ausculte les décisions et arrêts avant de proposer une réponse citoyenne dans la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire.
Patient Akilimali